Conseils — accompagnement des familles
Décès à la maison : le fil à suivre, heure par heure, pendant les deux premiers jours
Découvrir qu'un proche vient de s'éteindre dans son logement laisse rarement l'esprit clair. Pourtant, savoir que faire en cas de décès à domicile se résume à quelques gestes ordonnés, qu'aucune horloge ne vous impose de bâcler. Rien ne presse au point de sauter le premier maillon : appeler un médecin pour qu'il vienne officialiser le décès. Ce guide déroule la suite selon le temps qui passe — les toutes premières minutes, puis la première journée, enfin les jours suivants — afin que vous avanciez sereinement, en sachant à chaque instant vers qui vous tourner dans le Val-de-Marne.
Le réflexe à garder en tête : avant le passage du médecin, on ne bouge pas la personne et on ne touche à rien autour d'elle. Asseyez-vous, respirez, prévenez un membre de la famille si vous êtes seul. La suite se fera étape après étape.
Dans les toutes premières minutes : qui joindre pour officialiser le décès ?
Un seul appel compte vraiment au départ. Si vous avez le moindre doute sur le fait que la personne soit vraiment partie, ou si le décès vient de survenir sous vos yeux, formez le 15 (Samu) ou le 112. Un régulateur médical vous répond, vous guide au téléphone et envoie sur place, selon les cas, une équipe d'urgence ou un médecin de garde. En journée et pour un décès attendu, le médecin traitant de la personne peut lui aussi se déplacer.
Ce que vous attendez de cette visite, c'est le certificat de décès. Sans ce document signé par un médecin, aucune formalité ne peut s'enclencher : ni la déclaration en mairie, ni le transport du corps, ni l'organisation des funérailles. Rangez soigneusement chaque exemplaire remis, vous en aurez besoin plus d'une fois.
Si les circonstances semblent anormales
Chute suspecte, indices de violence, cause qui interroge : dans ces situations, joignez sans attendre le 17. La police ou la gendarmerie décide alors des suites, et il est possible que les lieux soient placés sous scellés le temps des vérifications. Vous ne pourrez faire remettre le logement en état qu'après leur levée. Notre page dédiée aux découvertes tardives et situations sensibles explique comment nous intervenons dans ce cadre particulier.
Pourquoi ne faut-il surtout pas déplacer la personne avant le médecin ?
La règle vaut pour deux raisons. D'abord parce que la loi l'exige : tant que le décès n'est pas constaté, le corps ne peut être ni bougé ni transporté. Ensuite parce que le médecin a besoin de trouver la scène intacte pour renseigner correctement le certificat — l'heure présumée, l'absence d'obstacle médico-légal, la mention qui autorisera ou non certaines opérations funéraires.
Une case oubliée ou mal remplie peut retarder les obsèques de plusieurs jours. Laisser le professionnel travailler dans le calme, sans avoir modifié quoi que ce soit, vous évite ce contretemps. C'est le moment de prévenir les proches les plus directs, pas encore celui d'entamer les démarches administratives.
Le certificat en main : quelles formalités boucler sous 24 heures ?
Une fois le décès constaté, deux interlocuteurs entrent en scène. Le premier, ce sont les pompes funèbres, que vous choisissez en toute liberté — aucun opérateur ne peut vous être imposé et les prestations méritent d'être comparées quand c'est possible. Elles prennent en charge le transport du défunt, la mise en bière et la cérémonie.
Le second, c'est la mairie de la commune où le décès est survenu : Créteil, Champigny-sur-Marne, Vitry-sur-Seine ou toute autre ville du 94. La déclaration doit y être faite dans les 24 heures, les week-ends et jours fériés étant exclus du calcul. Bonne nouvelle : les pompes funèbres peuvent s'en charger à votre place sur simple mandat. Précisez-leur ce point dès le premier échange si vous préférez leur confier cette tâche.
Le bon réflexe : lors de la déclaration, réclamez plusieurs copies de l'acte de décès — une dizaine n'est pas de trop. Banque, caisse de retraite, mutuelle, notaire, bailleur et assureur en exigeront chacun un exemplaire, et il est bien plus commode de les obtenir d'un coup.
Les documents à réunir pour ne pas revenir sur ses pas
Pour fluidifier ces premières démarches, rassemblez si possible avant de vous déplacer :
- le certificat médical de décès remis par le médecin ;
- une pièce d'identité du défunt (carte nationale, passeport) ;
- le livret de famille ou, à défaut, l'acte de naissance ;
- votre propre pièce d'identité, en tant que déclarant ;
- si vous les connaissez, les volontés du défunt quant à l'inhumation ou la crémation.
Ces pièces suffisent à la mairie pour établir l'acte de décès et aux pompes funèbres pour lancer l'organisation. Le reste — succession, résiliation des contrats, banques — se traitera plus tard, sans urgence.
Les jours suivants : sécuriser et prévenir, sans se précipiter
Passé le cap des premières formalités, un second temps s'ouvre. Il faut informer progressivement les organismes concernés : employeur ou caisse de retraite, banque, mutuelle et assurances, ainsi que le bailleur si la personne était locataire. Un notaire est le plus souvent sollicité pour ouvrir la succession, en particulier lorsqu'un bien immobilier est en jeu.
Le logement lui-même demande aussi votre attention. Coupez ou faites suivre le courrier, mettez les clés à l'abri, signalez la situation au gardien ou au syndic. Si la personne vivait seule, pensez à un éventuel compagnon à quatre pattes laissé sans nourriture, et vérifiez qu'aucune source de risque ne persiste : gaz resté ouvert, appareils sous tension, aliments périssables à jeter.
Faut-il faire décontaminer le logement, et à quel moment nous solliciter ?
Tout dépend des circonstances. Après un décès rapidement constaté, un nettoyage attentif que la famille peut mener elle-même remet souvent les lieux en ordre. La situation change du tout au tout lorsque la personne a été retrouvée plusieurs jours plus tard, ou lorsque des fluides biologiques sont présents : ce n'est plus une question de ménage mais de salubrité.
Dans ces cas, une décontamination réalisée par des professionnels devient indispensable. Elle enchaîne le dépose des supports imprégnés, un traitement biocide virucide répondant à la norme NF EN 14476, la suppression tenace des mauvaises odeurs, puis l'évacuation encadrée des déchets via la filière DASRI. Notre page méthode détaille ce protocole point par point.
Vous pouvez nous appeler dès que la question de l'état du logement se pose. Un conseiller de la Société RES vous répond en continu, une équipe se présente en moyenne sous deux heures partout dans le Val-de-Marne, en véhicule banalisé, et l'évaluation comme le chiffrage restent offerts. Nous assurons aussi, si besoin, le débarras complet des lieux. Le plus simple pour organiser une intervention ou poser vos questions reste notre page contact.
Repères de délais à garder en tête
- Immédiatement — appeler un médecin (15, 112 ou médecin traitant) pour le constat.
- Sous 24 h — déclarer le décès à la mairie de la commune concernée.
- Sous 48 h — organiser le transport du corps à partir de l'heure du décès.
- Entre 24 h et 6 jours ouvrables — tenir les obsèques (inhumation ou crémation).
- Dans les semaines qui suivent — prévenir les organismes, ouvrir la succession, remettre le logement en état.
Faut-il appeler les pompiers ou le 15 quand on découvre un décès à la maison ?
Composez le 15 (Samu) ou le 112, surtout si le moindre doute subsiste sur le fait que la personne soit réellement décédée. Le régulateur oriente l'appel et envoie, si nécessaire, un médecin habilité à constater le décès. Les pompiers peuvent intervenir en première urgence mais ne rédigent pas le certificat : seul un médecin le peut.
Combien de temps a-t-on pour organiser les obsèques après un décès à domicile ?
L'inhumation ou la crémation doit avoir lieu dans un délai compris entre 24 heures et 6 jours ouvrables après le décès, week-ends et jours fériés non comptés. Les pompes funèbres que vous choisissez librement se chargent d'organiser la cérémonie dans ce cadre et peuvent solliciter une dérogation en préfecture si un motif sérieux le justifie.
Que devient le logement du défunt dans les jours qui suivent le décès ?
Il faut sécuriser les lieux : fermer l'eau et le gaz, relever le courrier, mettre les clés à l'abri et prévenir le gardien ou le syndic. Selon les circonstances du décès, un ménage soigné suffit ou une décontamination s'impose. Nos équipes se déplacent dans tout le Val-de-Marne pour évaluer gratuitement l'état du logement et vous conseiller.
Un décès à domicile dans le 94 la nuit : qui peut se déplacer pour le constater ?
En dehors des heures d'ouverture des cabinets, la régulation du 15 mobilise un médecin de garde, SOS Médecins ou une équipe du Samu selon la situation. Le constat peut être établi à toute heure dans le Val-de-Marne. Une fois le certificat obtenu, les autres démarches attendent sans problème l'ouverture de la mairie et des pompes funèbres.
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